Article écrit en octobre 2026 par Darya Pevear et Claire Marvint, relu par Garance Signori et Margo Billon.
1. Contexte historique et géographique
L’Ashtanga vinyasa yoga (AVY) est une lignée de yoga moderne, née dans le Sud de l’Inde en 1948 dans le contexte politique mouvementé de l’indépendance de l’Inde. Il a connu un rayonnement international sans précédent à la fin du XXe siècle, est aujourd’hui représenté partout dans le monde et continue d’attirer un large public.
L’AVY a été fondé par Krishna Pattabhi Jois, lui-même un disciple de Tirumalai Krishnamacharya, souvent appelé le « père » du yoga moderne. L’AVY découle directement de la pratique telle qu’enseignée par Krishnamacharya à Mysore dans les années 1930-1940.
2. Figure-clé : le fondateur Krishna Pattabhi Jois
Pattabhi Jois naît en 1915 dans un village du Karnataka dans le sud de l'Inde. Il vient d'une famille aisée de brahmanes dévôts de Shiva¹. Dès son enfance il apprend le sanskrit² et l'exécution des rituels de sa caste. En 1927, il a 12 ans quand il assiste à une conférence de Krishnamacharya et devient rapidement son disciple. Il le suit à Mysore et étudie le yoga et les textes philosophico-religieux hindous.
3. Petite histoire de l’ashtanga vinyasa yoga
Pattabhi Jois cadre la pratique posturale avec une approche spirituelle en se référant au système Ashtanga de Patanjali³ et à des textes de haṭha yoga prémodernes⁴. Par ailleurs, Pattabhi Jois fait remonter l’origine de l’AVY (notamment la pratique des vinyāsa-s) à un manuscrit de haṭha yoga aujourd’hui perdu appelé le Yoga Korunta, qu’il aurait consulté à Calcutta avec son maître Krishnamacharya à la fin des années 1920, et dont certains chercheurs supposent aujourd’hui qu’il s’agirait en fait d’un autre texte du 18e siècle, le Haṭhābhyāsapaddhati⁵. Il s’agit d’une pratique de yoga dynamique, associant des postures (āsana-s) coordonnées au souffle et enchaînées au moyen de mouvements fluides appelés des vinyāsa-s.
1937-1948, Pattabhi Jois enseigne au Collège de Sanskrit sous le mécénat du maharaja de Mysore.
1948-2009 : établissement du AYRI (Ashtanga Yoga Research Institute) à Mysore, agrandi par la suite pour accueillir les élèves occidentaux de plus en plus nombreux. Jois y enseigne jusqu’à sa mort en 2009.
À partir de 1974, il commence à enseigner en Occident. En 1975 il enseigne à Encinitas en Californie ; c'est les débuts de l'AVY aux États-Unis, où Pattabhi Jois va enseigner quasiment chaque année par la suite.
La pratique commence à gagner en popularité internationale à partir des années 1990.
Après le décès de Pattabhi Jois en 2009, c'est Sharath Jois, son petit-fils, qui reprend la tête de la lignée. Il change le nom de l’AYRI en KPJAYI (K. Pattabhi Jois Ashtanga Yoga Institute) en 2007. En 2019, à la suite des accusations d’abus sexuels à l’encontre de Pattabhi Jois, Sharath laisse la direction de l’Institut à sa mère Saraswathy et ouvre un nouveau lieu de pratique appelé le Sharath Yoga Centre (SYC). Sharath Jois décède tragiquement le 11 novembre 2024 d'un arrêt cardiaque à l'âge de 53 ans lors d'une tournée américaine.
Autres figures importantes de l’AVY :
Mañju Jois, le fils de Pattabhi Jois (basé en Californie)
Ajay Tokas, Vijay Kumar, Sharmila Desai, (Inde)
André Van Lysebeth, Gérard Arnaud, Gérald Disse, Patrick Frapeau, Caroline Boulinguez (Belgique, France)
Norman Allen, David Williams, Nancy Gilgoff, Richard Freeman, Tim Miller, Chuck Miller, Maty Ezraty, David Swenson, Eddie Stern, Kino MacGregor (Etats-Unis)
Beryl Bender-Birch (fondatrice du Power yoga, Etats-Unis)
Ty Landrum (fondateur du Black Lotus Yoga, Etats-Unis)
John Scott, Adam Keen (Royaume-Uni)
Mark Robberds, Deepika Mehta (Australie, Bali)
Gregor Maehle (Allemagne)
La pratique-type :
La pratique se compose de séries d’enchaînements fixes⁶. Une pratique type commence avec un chant en hommage à Patañjali, puis les séries démarrent avec des répétitions de salutations au soleil⁷, suivies de postures debout puis assises entrecoupés de vinyāsa-s. Les postures sont associées à la respiration ujjāyī⁸, à la pratique de bandha-s⁹ et à la concentration/direction du regard (dṛṣṭi)¹⁰, ces trois éléments constituant le principe de tristhāna (les 3 supports). La pratique se clôture par un bref temps de repos et un mantra de paix.
Il existe des séances guidées, où l'enseignant impose le rythme de la pratique, et des séances de style « Mysore », où chaque pratiquant évolue à son rythme dans une séquence fixe et bénéficie d'ajustements de la part de l'enseignant¹¹.
Certification :
Le système de certification pour enseigner l’AVY est très hiérarchisé, et exige plusieurs voyages à Mysore (1 mois minimum) : on obtient d’abord une autorisation à enseigner la série 1, puis une autorisation à enseigner la série 2, puis la certification. Pendant les voyages à Mysore au KPJAYI ou au SYC, les élèves doivent pratiquer 6 matins par semaine avant l’aurore, selon leur heure de pratique désignée, et peuvent également suivre des cours de chant - aucun autre cours, atelier, ou formation n’est proposé par les structures.
Au départ, obtenir une autorisation à enseigner la 1ère ou 2e série ou une certification en AVY impliquait donc d’aller passer plusieurs mois par an pendant de nombreuses années à Mysore (au moins 3 ou 4 ans), en immersion auprès de Pattabhi Jois, sans garantie d’obtenir l’autorisation d’enseigner pour autant. Pour la certification, les élèves devaient pratiquer la 3e série et avoir passé 10 ans à étudier avec Pattabhi Jois, sans garantie d’obtenir la certification.
Avec l’établissement du SYC, un nombre exponentiel de pratiquant.es a commencé à être accueilli à Mysore, ce qui a rendu la reconnaissance de certain.es profs plus aléatoire, dépendant du bon vouloir de Sharath ou Saraswathy. Depuis la mort de Sharath, sa femme et ses deux enfants – soutenu.es par des professeur.es autorisé·es et aguerri.es – semblent choisir et décider conjointement des autorisations et certifications à délivrer.
À l’heure actuelle, de nombreux enseignants se forment aux méthodes de l’Ashtanga sans passer par les instances de certification officielles, et l’on peut facilement trouver une formation près de chez soi en quelques clics. Il existe également des élèves de Pattabhi Jois à Mysore (comme Vijay Kumar) qui délivrent des autorisations ou qui ont créé leurs propres écoles ou formations.
4. Faits, controverses et accusations
Risque de blessures : l’AVY est une approche engageante dans laquelle le risque de blessures semble plus élevé que dans d’autres méthodes. Cela est lié en partie aux ajustements parfois excessifs des professeurs (Pattabhi Jois était d’ailleurs connu comme le « bone breaker », le briseur d’os), mais aussi à la fréquence des répétitions de postures comme chaturanga dandasana¹² ou la posture du lotus, qui ne sont pas accessibles à toutes les morphologies sans adaptations. De nombreux enseignants d'Ashtanga ont d'ailleurs admis avoir subi des opérations de prothèse totale de hanche suite à leur pratique, ce qui a pu en conduire certain.es à repenser leur pratique et leur enseignement en les rendant plus accessibles à une diversité de corps.
Abus de pouvoir/Emprise : Pattabhi Jois insistait sur le respect infaillible qui lui était dû. Il exigeait des élèves une dévotion totale et une implication intense dans la pratique pour en obtenir des bénéfices physiques, mentaux et même spirituels. Les pratiques étaient très longues et avaient lieu très tôt le matin (certains pratiquants rapportent des levers à 3h30 du matin tous les jours) et les élèves dépendaient entièrement du bon vouloir du maître concernant la progression dans les pratiques, ce qui pouvait créer des dynamiques malsaines entre l’enseignant et les élèves, mais aussi des formes de compétition entre les élèves. Pattabhi Jois invoquait souvent une phrase que l’on traduirait par « avec la chaleur, même le fer peut plier », pour qualifier l'intensité de la pratique¹³. Il prétendait que « même le mental peut plier avec la chaleur », ce qui lui servait souvent à justifier une autorité forte sur ses disciples. Il considérait aussi qu'une pratique intense garantissait l'éveil spirituel¹⁴.
Un autre abus d'autorité réside dans le fait que c’est l'enseignant qui décide de l’aptitude de l’élève à continuer la pratique au-delà d'une posture qui serait (ou non) parfaitement maîtrisée. Cela peut être humiliant pour l'élève et le pousser à s'acharner sur certaines postures qui pourraient ne pas lui être bénéfiques, ce qui peut avoir pour conséquences des blessures (surtout lorsque c’est associé à de la fatigue intense).
Abus sexuels : Sous prétexte d'ajuster certaines femmes, le guru se pressait contre elles avec son sexe ou posait ses mains sur leur poitrine, leur sexe ou leurs fessiers. Certaines photos le montrent couché sur des élèves avec son sexe au niveau de leur périnée. Un autre ajustement choquant consistait à vérifier l’engagement de mūla bandha¹⁵ en pressant ses doigts au niveau de leur périnée, et parfois en les insérant, ce qui constitue un viol¹⁶. De nombreuses photos et vidéos témoignent de ces abus qui étaient répétés et quotidiens¹⁷.
5. Témoignages et personnes concernées
Certaines femmes, comme Karen Rain, ont mis plus de 20 ans à oser prendre la parole sur ces sujets, et cela leur a souvent valu d'être ostracisées de la part de la communauté AVY. Dans les années 1980-1990, certaines femmes ont tenté de dénoncer les abus qu’elles subissaient à d’autres élèves ou assistant.es de Pattabhi Jois, mais sans succès. Celles qui ont confronté Pattabhi Jois ont été rejetées par la communauté.
Karen Rain raconte avoir été agressée quotidiennement à Mysore entre 1994 et 1998 pendant des « ajustements » de postures¹⁸. Elle n'a osé prendre la parole qu'en 2017. De nombreuses autres femmes ont également osé prendre la parole à partir des années 2010, puis dans le sillage du mouvement #metoo¹⁹, comme Anneke Lucas²⁰, Marisa Sullivan²¹, Jubilee Cooke²², etc. Les faits auraient touché quotidiennement de nombreuses femmes. D’après Beryl Bender-Birch, les abus seraient attestés et connus depuis au moins 1987²³.
6. Mécanismes en jeu
Rationalisation des abus :
Certains membres de la communauté ont justifié les abus par l'âge avancé de Pattabhi Jois par rapport à l’âge des élèves, le fait que son toucher aurait eu des pouvoirs de guérison ou d’élévation spirituelle, que les ajustements aidaient à progresser, que l’acceptation faisait partie de la dévotion due au maître²⁴, ou encore qu’ils permettaient de débloquer les chakras. D'autres justifient les abus par un choc culturel, expliquant que Jois n'avait pas l'habitude d'être dans une pièce pleine de femmes occidentales en tenue légère, chose qui n'aurait pas pu se produire vis-à-vis de femmes indiennes.
Loi du silence : Les abus ayant été perpétrés durant des séances de yoga collectives, de nombreux pratiquants hommes et femmes en ont été témoins²⁵. Mais une omerta liée à la vénération du maître s'est instaurée et subsiste encore jusqu'à aujourd'hui, alors même que Sharath Jois a fini par admettre en 2019 la réalité de ce qui se passait dans les cours et dont il a lui aussi été témoin²⁶.
La communauté comme protectrice du système : Les cours ont souvent lieu dans des salles soit immenses soit minuscules, où les élèves souvent nombreux sont très rapprochés, suivent la même progression, pratiquent les mêmes jours et se reposent les mêmes jours. Cela favorise une forme de « pensée unique » qui nie l’individualité et le libre-arbitre, tout en rejetant toute forme de contestation du guru et du système.
Contournement spirituel (spiritual bypassing) : la référence du guru ainsi que de ses disciples aux bienfaits spirituels de la pratique conduit à ignorer les signaux d’alerte de comportements abusifs, qu’il s’agisse de la faiblesse induite par le rythme des pratiques, le risque de blessures (justifié par la phrase « pratique et tout viendra »²⁷, qui incite à toujours pratiquer plus), les ajustements inappropriés à caractère sexuel, l’exigence de dévotion aveugle aux enseignements et au maître.
7. Héritage actuel
Perpétuation des dérives :
Des agressions sexuelles par le biais d’ajustements et des blessures causées par des ajustements violents ont été révélées ces dernières années mettant en cause des professeurs ayant appris directement de Pattabhi Jois, avec pour seule justification « je fais comme il m’a appris ». C’est ce que décrit Margo, qui a subi des ajustements à caractère sexuel de la part de son enseignant à Rennes en 2023²⁸ et qui a porté plainte aux côtés d’autres femmes abusées par le même enseignant.
Récemment, un enseignant étatsunien, Taylor Hunt, a été écarté de la communauté Ashtanga et a perdu son autorisation après des révélations de comportements sexuels inappropriés (relations sexuelles avec ses élèves), abus de confiance, manipulations etc²⁹. Des poursuites judiciaires sont aujourd’hui en cours aux USA. La majorité des professeurs autorisés dans le monde ont publié une lettre condamnant toute forme d’abus à la suite de ces révélations.
Évolution des enseignements : Les mentalités commencent à changer, avec une nouvelle génération d’enseignants qui repensent leur manière d’enseigner et d’ajuster qui incluent la notion de consentement dans les espaces de pratique. Certains enseignants choisissent même de ne plus ajuster du tout, ou seulement à la voix.
8. Clés de vigilance pour les pratiquant·es
L’anti-intellectualisme : l’interdiction de poser des questions ou des réponses évasives, telles que « on a toujours fait comme ça en Ashtanga » ou encore « 99 % de pratique, 1 % de théorie », qui peut témoigner d’un évitement
La dévotion attendue envers le guru (Pattabhi Jois) ou l’enseignant
La présence du portrait de Pattabhi Jois dans le studio, qui témoigne soit de l’ignorance de l’enseignant, soit du déni des faits qui lui sont attribués
Les ajustements injustifiés, très rapprochés, non consentis
L’isolement : rejet d’autres approches de yoga, incitation à s’éloigner des personnes ne pratiquant pas l’Ashtanga
Vous avez été victime de violences dans le milieu du yoga ? Vous pouvez bientôt nous confier votre témoignage via notre formulaire dédié.
Nous vous orienterons vers des ressources adaptées à votre situation.
Ressources / bibliographie
E. Emery. 2026. La face cachée du yoga. Paris : Buchet / Chastel
Article de M. Remski de 2018 avec des témoignages de femmes abusées par Pattabhi Jois : https://thewalrus.ca/yogas-culture-of-sexual-abuse-nine-women-tell-their-stories/
Article de M. Remski sur la réaction de Sharath Jois aux abus de son grand-père : https://matthewremski.com/wordpress/sharaths-statement-on-pattabhi-joiss-assaults-context-links-notes/
M. Remski. 2024. Surviving Modern Yoga. Berkeley, Californie : North Atlantic Books.
Série d’articles février 2026 « Le yoga en mauvaise posture » dans le journal Les Jours : https://lesjours.fr/tags/yoga/
M. Singleton, 2010 (2020 édition française). Aux origines du yoga postural moderne. Paris : Almora
Podcast de Magnolia Zuniga qui raconte les abus de Pattabhi Jois et pourquoi et comment elle a quitté l’Ashtanga
https://alittlebitculty.com/episode/ashtanga-yoga-after-pattabhi-jois-magnolia-zuniga-on-consent-adjustment-and-real-healing-part-1
https://alittlebitculty.com/episode/ashtanga-yoga-after-pattabhi-jois-magnolia-zuniga-on-consent-adjustment-and-real-healing-part-2
¹ Brahmane : membre héréditaire de la caste des prêtres, considérée comme supérieure dans la hiérarchie sociale hindoue.
² Le sanskrit est la langue des textes religieux, littéraires et scientifiques de certaines religions du sous-continent indien. Très peu parlée aujourd’hui, elle continue néanmoins d’être véhiculée dans le cadre religieux.
³ Le Yogasūtra de Patañjali est un recueil d’aphorismes daté de la fin du IVe siècle de notre ère. Dans son 2e chapitre consacré à la pratique, le texte expose une méthode à « huit membres » (ashtanga en sanskrit), souvent considérés comme la base et le cadre de la pratique du yoga moderne et consistant de préceptes moraux, observances personnelles, pratique posturale, respiration, concentration, méditation et de l’absorption du mental.
⁴ Voir K. Pattabhi Jois, Yoga Mala, 1999. (La première édition du livre en Inde date de 1962, la première traduction en anglais date de 1999).
⁵ Voir M. Singleton, 2010 (2020), Aux origines du yoga postural moderne, Paris : Almora, p. 254-258. Voir aussi F. P. Ruiz, 2007, Krishnamacharya’s Legacy, Modern Yoga’s Inventor, Yoga Journal (https://www.yogajournal.com/yoga-101/history-of-yoga/krishnamacharya-s-legacy/ ). Voir aussi : J. Birch, 2018, « The Proliferation of Asana-s in Late-Medieval Yoga Texts ». In Baier, Karl; Maas, Philipp André; Preisendanz, Karin (eds.), Yoga In Transformation : Historical and Contemporary Perspectives. Vienne : https://doi.org/10.14220/9783737008624.101
⁶ Il existe 3 séries d’enchaînements, la dernière série se décomposant en 4 séquences (A, B, C, D). Elles seraient évolutives, allant d’une première série présentée comme « thérapeutique » (yoga chikitsa), évoluant vers une série destinée à purifier les « circuits énergétiques » (Nadi shodhana), la dernière étant consacrée à la « force » (sthira bhaga).
⁷ Pattabhi Jois fait remonter l’origine des salutations au soleil aux Vedas (un ensemble de textes sacrés de l’Inde ancienne, environ 1500-400 AEC), mais l’auteur M. Singleton a montré que cette référence est une affabulation (voir Aux origines du yoga postural moderne, p. 249-250).
⁸ Il s’agit d’une respiration sonore, obtenue par contraction de la région du larynx.
⁹ Les bandha-s sont des engagements musculaires spécifiques destinés à faciliter le contrôle respiratoire. Le mot est souvent traduit par « verrou énergétique ».
¹⁰ Prononciation : drishti.
¹¹ D’après Sharath Jois, il était impératif qu’une posture soit parfaitement maîtrisée avant de pouvoir passer à la suivante (Voir S. Jois, 2013. Aṣṭāṅga yoga anuṣṭhana)
¹² Chaturanga dandasana est une posture qui ressemble à une pompe basse, réalisée avec les coudes fléchis près du corps.
¹³ Le mot sanskrit tapas désigne le feu ou la chaleur.
¹⁴ Cf K. Nevrin, 2008. « ‘‘With Heat Even Iron Will Bend’’ : Discipline and Authority in Ashtanga Yoga », dans J. Byrne et M. Singleton (eds), Yoga in the modern world, Londres, New York : Routledge.
¹⁵ mūla bandha est une pratique qui consiste à contracter les muscles du périnée.
¹⁶ Lien bientôt disponible.
¹⁷ Attention, les liens suivants contiennent des images violentes :
https://gen.medium.com/yoga-guru-pattabhi-jois-sexually-assaulted-me-for-years-48b3d04c9456
https://web.archive.org/web/20120128055438/http://www.yogadork.com/news/yoga-teacher-failis-that-pattabhi-jois-photo
¹⁸ Post Facebook de novembre 2017 rapporté dans M. Remski, 2024, ibid, p. 62-63. Voir aussi le lien dans la note 17 ci-dessus.
¹⁹ L’année 2017 et l’affaire Harvey Weinstein marque le début d’une grande vague #metoo dans différents milieux.
²⁰ Elle témoigne pour la première fois en 2010. Voir par exemple : https://web.archive.org/web/20130327185644/http://yogacitynyc.com/articles/WeeklyDetails/294
²¹ Pour plus de détails, voir ici : https://thewalrus.ca/yogas-culture-of-sexual-abuse-nine-women-tell-their-stories/
²² Une liste de femmes ayant témoigné contre Pattabhi Jois peut être consultée chez M. Remski 2024, ibid, p. 16-20.
²⁴ M. Remski, 2024, ibid, p. 51.
²⁵ K. Rain raconte qu’ils étaient souvent minimisés comme quelque chose de mignon ou d’attachant (cf. M. Remski, 2024, ibid, p. 51-54).
²⁶ Le texte de son post Instagram de l’époque peut-être consulté ici : https://www.reddit.com/r/ashtanga/comments/cbbfpz/sharath_addresses_allegations_against_kpj/#lightbox
²⁷ Practice and All is Coming, célèbre citation de Pattabhi Jois
²⁸ Cf. E. Emery, 2026, La face cachée du yoga, Buchet-Chastel, p. 141. Voir également Les Jours (2026), “Agressions sexuelles et emprise psychologique : des femmes témoignent.”
²⁹ Voir le compte Instagram @1percenttruth_